jeudi 9 février 2017

ALBUM DE FINISSANTS : 20 + 20 + 5 = 100 %

Photo: Élise Eleonorre Rousso

Une rentrée hivernale au théâtre tout ce qu’il y avait de plus enthousiasmant. Les uns et les autres, parfois tout contre, bien ou mal assis sur les bancs d’une école secondaire de la région, l’esprit flottant parfois entre deux chaises, le cœur à l’envers, la tête en gigue, les ventres creux, les ventres pleins, avec l’espoir, ou le désespoir, d’en ressortir un jour de fin juin avec la note de passage...


Photo: Pascal Rhatté, LE SOLEIL

78%,  99%, 60%, peu importe la note, ALBUM DE FINISSANT a parfaitement réussi la sienne avec un franc et fort beau texte, adapté des mots de Mathieu Arsenault et qu’Anne Sophie Rouleau a superbement mis en scène. Écoutons quelques élèves de la Capitale nous parler de ce projet communautaire, qui devrait sûrement donner naissance à quelques carrières de comédiens et comédiennes...



Quelques embardées spectaculaires  sur l’autoroute des rêves d’une jeunesse qui fout le camp et fly à toute allure sur la route des rêves en accrochant de temps en temps un terre-plein semé de fleurs de macadam.Oscillation littéraire, la la la human step dance, regards langoureux, mouvements lents et vigoureux, langues bien pendues, silences d’or, envies de tout lâcher...Des entrées, des sorties, un seul concept, la vie tout court !



Qu’est-ce que cette performance nous a rappelé à A. et moi(moi qui entrais ce soir du 19 janvier 2017 dans ma sixième décennie d’existence) ? Une certaine nostalgie de l’époque qui nous promettait tout en ne nous donnant pas tellement finalement, un peu comme Stevie Wonder l'a chanté il y a longtemps et que Lady Gaga actualise avec merveille. Ou encore le défunt Kurt Kobain avec un SCHOOL un peu plus disjoncté...



Mais le fait d’ÊTRE ENSEMBLE, ici, en 2017, dans un PÉRISCOPE toujours aussi chaleureux et bienveillant, qui sait comment provoquer en même temps qu’émerveiller, aura permis de la voir BOUGER, mais surtout de l’entendre, cette génération post-milléniale, celle qui d’ici quelques années entrera sur le marché du travail, pour faire des pieds et des mains afin de peut-être permettre à cette société quelque fois un peu tordue de ne pas s’enfoncer davantage dans l’individualisme et le paraître, et qui parfois, encore aujourd'hui, peut tomber amoureuse d'un jeune professeur aux allures de pop star...


Ce soir, c’était au tour des élèves de l’École Joseph-François Perreault, située à quelques rues du théâtre. Ils étaient accompagnés des jeunes vétérans Dany Boudreault, Xavier Malo, Joseph Martin, Michelle Parent et Annie Valin. Le temps d’une alliance, ils ont ainsi créé un moment qui, pour l'avoir vécu moi-même un jour, restera gravé à jamais dans leur mémoire à long terme...

1976
CEGEP Édouard-Montepetit
Personnage de Clara 
THÉÂTRE DE LA MAINTENANCE
une pièce de Jean Barbeau
mise en scène par Gilles Cazabon


Le jeu des éclairages,la vitalité des participants, la réflexion que certaines scènes fortes et  touchantes ont apportée au public, aura, je l’espère, fait en sorte que les spectateurs grandissent en même temps que cette belle et fougueuse jeunesse qui fait le présent et promet l’avenir. Merci à Anne Sophie Rouleau d’avoir réalisé ce projet avec un aplomb rempli de sensibilité, surtout lors de cette scène où l’on revoit certains de nos anciens camarades, et un peu nous-mêmes, en arriver à penser à la séparation définitive d’avec ce MAD WORLD


1973

And I find it kinda funny, I find it kinda sad

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had

I find it hard to tell you, I find it hard to take

When people run in circles it's a very very

Mad world, mad world

Enlarge your world

Mad world





ALBUM DE FINISSANTS

TEXTE: d’après un texte de Mathieu Arsenault
ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE: Anne Sophie Rouleau
ASSISTANCE À LA CRÉATION: Michelle Parent
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE 
ET AUX RÉPÉTITIONS DES JEUNES
Marie-Eve Archambault
DÉCOR: Marie-Eve Fortier
ÉCLAIRAGES: Andréanne Deschênes
VIDÉO: Josué Bertolino
COSTUMES: Marianne Thériault
DIRECTION TECHNIQUE: Samuel Thériault
COMPAGNIES: Matériaux Composites



Pour mes 60 balais, avec A., quoi de mieux que de s’être rapproché du CIEL de Québec, celui qui fait tourner nos têtes en fête. En entrée: anguille fumée de Kamouraska, pommes et betteraves marinées au vinaigre de framboises et citron confit. Un parfait délice pour la nouvelle sexagénaire qui doit maintenant faire attention à son taux de sucre. Comme plat de résistance, une succulente ballottine " volaille des Viandes biologiques de Charlevoix ", accompagnée d’une onctueuse purée de carottes au cumin, d’oignons  au vin rouge, de panais, de pommes de terre rattes. Le tout escorté d’une parfaite sauce à l’estragon et d’un verre de vin blanc issu de la France. DIVIN! Plus besoin de dessert après un tel festin. Faudra bien finir par s’habituer…



VUE SUR LA VILLE
Photo: L.Langlois
Jeudi, 19 janvier 2017


***

Pour clore cet inoubliable chapitre d'ALBUM DE FINISSANTS, un peu de musique faisant écho à ce passage presque obligé de l'école de la vie. Avec Andrew Bird, Devotchkas et Chris Spedding. 



Put your backpack on your shoulder
Be the good little soldier
It’s no different when you’re older
You’re predisposed
That’s all for questions now
The case is closed !

Went to school day after day
Got plenty of looks, but they got nothing to say
Plenty of friends known long years ago
No longer speak cause you’re no more part of the show

When I take my guitar into class
The teacher said, "You're immature"
But I smiled 'cause they didn't understand
I was gonna be the leader of a rockin' band

mardi 7 février 2017

ENTRE AUTRES : plus aucun doute



 « Ivraie » vient du latin ebrietas, ivresse, reflétant les propriétés enivrantes attribuées à la plante, tandis que « zizanie » vient du grec zizanion, un mot d'origine sémitique signifiant division. De nombreuses traces de l'ivraie ont été retrouvées tant écrits qu'à proprement parler dans des sites archéologiques.




Une mise en scène originale comme seul sait en créer Alexandre Fecteau. Le public qui se fait face à face, le lustre de cintres au plafond, l’éclairage, les caméras, la vidéo, les costumes, les connexions, les nouveaux dieux de la proximité virtuelle, PÉGIDA, la prison, l’élection de Trump, l’avortement, le bistro du curé, les carrés blancs, la radio-poubelle: un alignement parfait pour une planète imparfaite. Bon en batinse ! ;-)


EUROPE IS LOST

Avec les événements troublants qui sont survenus le 29 janvier dernier dans notre si tranquille patelin, on peut dire que le sujet d’ENTRE AUTRES brûlait d'une actualité prémonitoire. L’épisode PÉGIDA nous est rentré dedans de plein fouet. Parce qu’on sait qu’il rôde en nos murs fortifiés de ces ombres vilaines qui font, et sans nul doute, referont partiellement ou totalement des dommages collatéraux à notre société. Influencés par une meute qui se pense encore au temps des Vikings, on sait qu’ils sont souvent à fleur de peau à cause de la couleur des uns, de la religion des autres, y répudiant radicalement le sexe des ceux et celles qui sont des celles et ceux ou rien des deux. Parce qu’on sait qu’ils veillent non pas au grain mais à l’ivraie...que sème Satan...

Satan semant des graines
1872
  Félicien Rops


À vouloir l'ivraie, 
on saccage le blé. 





Avec des comédiens remplis d’un dynamisme plus qu'exaltant pour une scène débordant d’éclats et d’éclatements. Rien d’habituel. C'est la procréation des futurs pros. Aucun doute, la cuvée 2017 nous a éblouis de tous les feux de sa rampe. Ils sont maintenant plus que prêts à aller se faire exploser sur toutes les scènes de la Capitale et d’ailleurs. 

Photo: L.Langlois
14 décembre 2016

On a très hâte en mars de tous les retrouver dans le MÉPHISTO d’Ariane Mnouchkine. En espérant que le sujet de la montée de la répression nazie ne soit point précédé ici d’un autre de ces événements démentiels qui ont le don de mettre de l’huile sur le feu de leur rampe... 








Avant la pièce, une belle rencontre avec un ancien du Conservatoire: Jean-Denis Beaudoin. Bien évidemment, on a causé théâtre, écriture, création. Son enthousiasme contagieux nous fait du bien. Ce que j’ai hâte d'assister à sa prochaine oeuvre. Parmi l’assistance, Marie-Ginette Guay, Frédérique Bradet, Steven Lee Potvin, Gabriel Fournier et Hugues Frenette, qui par ses multiples apparitions scéniques cet hiver semble presque avoir acquis le don d'ubiquité ;-)

ENTRE AUTRES...

I don't know Putin,
have no deal in Russia, 
and the haters 
are going crazy-
yet Obama can make 
a deal with Iran, 
HASHTAG, 
in terror, 
no problem !

February, 7th, 2017







BEU-BYE 16 : une autre bonne bordée de rires




Après quelques semaines de ce troisième opus d’un BEU-BYE encore plus époustouflant que celui de l’an dernier, qui aurait pensé que 2017 s’annoncerait aussi pire que 2016 ? Probablement pas vous, qui avez ri de bon cœur en voyant tout le talent humoristique de ces auteurs-comédiens, et certainement pas eux qui, avec les moyens du bord, réussissent année après année à faire de cette inévitable revue de fin d'année un réel happening.


Photo: L.Langlois
9 décembre 2016

  
Avec ce qui vient de se passer de tragique à Québec, l’actualité nationale est vite devenue internationale. Une fusillade dans une mosquée de Sainte-Foy, par un beau dimanche de fin janvier, là où des citoyens s’y étaient rassemblés pour la prière du soir. Qui aurait pu croire qu’un geste aussi insensé, posé par un jeune mouton noir égaré du blanc troupeau, viendrait troubler cette paix si chère dans notre capitale ?


Pour ces temps fous de terreur qui règnent depuis les siècles des siècles sur à peu près toutes les frontières et surfaces de ce monde qui tremblera toujours de peur, de misère et de faim : c’est bien beau la résilience et le pardon, mais faudra bien un jour finir par l’attaquer de front ce problème causé souvent par la haine de jeunes hommes armés comme des chars d’assaut mais aussi de la pire des solitudes, de celle qui font naître dans leur tête à queue les Dragons de leur imaginaire. De jeunes hommes qui vivent sans véritable amour, qui s’enferment à double tour dans les Donjons de leur enfer personnel...


De jeunes hommes qui jouent dur à y combattre des ennemis sur leur consoles qui les consolent de toute cette haine machinale qui leur fait croire qu’ils pourraient être des super-héros, qui font tenir leur vie sur le fil coupant d’un rasoir-miroir taché de sang. Des jeunes gens qui peut-être demeurent à côté de chez vous, dans une banlieue plate et paisible, cloîtrés à l’intérieur de leurs murs virtuels qui les séparent de VOTRE réalité...

Le soir du 29 janvier 2017

Me semble que les temps ont bien changé depuis ceux que Dylan nous chantaient dans les sixties. Mais peut-être que je commence à avoir la mémoire trop courte et non pas la mèche. Espérons-le, car qui sait ce dont l’Homme pourrait être capable lorsqu’il se sent acculé aux pieds des murs et barricades d'un territoire voisin du sien ?


Photo: Vincent Champoux

Merci à Lucien Ratio et à sa fabuleuse équipée du BEU-BYE 16 de nous avoir fait encore tellement rire de toutes ces choses plus ou moins tordues qui peuplent notre quotidien, entre autres avec le segment sur les radios poubelles, celles remplies des petits et gros déchets de notre si belle société, ordures qui parfois pourraient être recyclées en idées réfractaires pour certains personnages, immondices expulsés des micros gluants du sarcasme des animateurs pédants…

Et les politiciens, ceux aux grands cœurs malades ou aux mœurs et scandales si faciles, qui se déhanchent de gauche à droite, de l’hôtel à la basse ville en passant par la butte des parlementaires…Et les chanteuses, celles pompettes pompeuses, vêtues des paillettes ou d’oripeaux, qui chantent la pomme de tire et charment les serpents à lunettes…
Monika Pilon en Céline

Et les grands disparus, ces inoubliables qui avaient de la voix, du charisme et une certaine notoriété…Et un maire, qui rêve et rêvera toujours de splendeur, non jamais de misère, pour acheter les cœurs partisans de ses courtisans et courtisanes. Bref, beaucoup de bonheur et de plaisir pour les spectateurs de  ce troisième tour du chapeau du THÉÂTRE DU TEMPS QUI S’ARRÊTE. Gageons que le THÉÂTRE DE LA BORDÉE a déjà programmé les dates de la quatrième édition. C’est à souhaiter.








mardi 20 décembre 2016

FIGUREC : petit sourire en coin pour beaux grands malaises

Photo: L.Langlois
2 décembre 2016


Je ne me libérerai jamais du spectateur : il n’est pas mon ennemi, il est mon interlocuteur. Il est mon frère. Et sans mon frère, je ne suis rien (…) Le spectateur fait partie de l’équation. Et cette équation n’est pas mercantile, elle est humaine.

ET LE SPECTATEUR, DANS L’IMAGINAIRE THÉÂTRAL QUÉBÉCOIS ? *

19 décembre 2016

Philippe Soldevila
Auteur et metteur en scène
Directeur ARTISTIQUE Théâtre SORTIE DE SECOURS


Illustration: L.Langlois
199?




FIGUREC, de Fabrice Caro, dit FABCARO, bédéiste humoriste déceptif selon Julien Baudry, est son premier roman. Il fût publié chez Gallimard en 2006. Puis, avec la collaboration de Christian De Metter, il subit une transformation en BD. En collaboration, ils " planchent " sur cette anticipation exécutée presque en temps réel.


Le THÉÂTRE DES 4 COINS l’a reconverti en une pièce de théâtre destinée aux 13 ans et plus. Elle était présentée pour la première fois au THÉÂTRE LES GROS BECS. J’ai eu le plaisir d’assister à la représentation du vendredi 2 décembre. Je remercie d’ailleurs madame Line Sirois, bénévole dans plusieurs théâtres et activités culturelles de la ville de Québec, qui a eu l’amabilité de m’inviter et d’ainsi avoir pu assister à mon baptême des GROS BECS. Ce fût une découverte tout à fait plaisante, rafraîchissante et surtout enrichissante. Un peu sur le tard peut-être, mais quand même, vaut mieux tard que jamais. Avec cette nouvelle salle à fréquenter, vient de s’ajouter un cheval de plus dans mon carrousel théâtral.    


La mise en scène du dynamique Olivier Normand, soigneusement montée comme il a en l’habitude, a une fois de plus comblé les attentes que se fait le Spectateur pour le choix de l’histoire d’un Auteur. L’ingéniosité scénographique, avec ses bureaux (en gros) et autres accessoires transformés au gré de l’imaginaire, a répondu intelligemment aux 270 pages du roman de FABCARO. Avec la conception sonore de Mathieu Campagna et les chaudes lumières de Félix Bernier-Guimond, le voyage au pays de Luc et de ses acolytes s’est avéré en être un rempli de mystères et de boules de gomme... à effacer la vérité des mensonges, ou le contraire…


La pièce nous fait s’interroger sur notre propre " quant à soi ". Tous ces hommes, toutes ces femmes, que nous côtoyons quotidiennement, hebdomadairement ou annuellement, qu’ont-ils VRAIMENT à faire d’autre que de marcher aux côtés anonymes de nos ombres ? Qu’entendent-ils de nos conversations semi-secrètes sur un banc d’autobus ou dans une cérémonie mortuaire à l’église, ou encore au cimetière ? Qu’espèrent-ils nous prendre, ou nous apprendre de cette supposée liberté des multiples claviers qui ressemble de plus en plus à de l’esclavage en ligne ? Sont-ils plus nombreux qu’on le pense à espionner nos clavardages de faits et gestes ? Sont-ils parents avec nos frères et sœurs ? Connaissent-ils nos amis les plus proches ? Réalisent-ils des documentaires fictifs à notre insu ? Téléguident-ils des libellules dans nos plates-bandes pour découvrir nos pots aux roses ? Nous implantent-ils entre le pouce et l’index des puces pour suivre à la trace nos moindres pulsions ? Rêvent-ils eux aussi d’une autre vie que celle qui se désenchante de leurs nuits blanches à surveiller du coin de l’œil le lever du jour ? Changent-ils leur voix ? Leur nom ? Leurs cheveux ? Leurs dents ? Viennent-ils d’une autre planète ? Caressent-ils, dans le sens du poil dans l’œuf, cette vérité qui n’est pas toujours bonne à dire ?


Philippe Robert, Israël Gamache, Jacinthe Parenteau et Klervi Thienpont, les quatre brillants interprètes de FIGUREC, ont capté l’auditoire, composé d'ados et d'adultes, du début à la fin. La vitesse d’exécution avec laquelle ils effectuaient les nombreux changements de costumes et de décors qu’un roman de 270 pages peut commander, exigeait une certaine virtuosité. Elle a fait que les multiples personnages qu’ils avaient à jouer apparaissaient à chaque fois comme des êtres UNIQUES. C’est ça, la magie du direct ! En espérant que cette pièce soit vue partout de par le monde et qu'elle puisse répandre le virus de la réflexion que son message impose : to be or not to be….




Philippe Robert, Israël Gamache et Jacinte Parenteau
Philippe Robert et Klervi Thienpont
Philippe Robert
Philippe Robert et Israël Gamache
Photos: Vincent Champoux


Au terme de cette représentation, nous avons eu le privilège du contact direct avec trois des comédiens ainsi que le metteur en scène. Ils voulaient prendre la pression du public sur cette séance prélude qui présage très bien pour son avenir. Olivier Normand a parlé avec passion de la BD Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro. Peut-être une future adaptation, qui sait ? Ce fût le complément parfait pour terminer cette autre bienfaisante soirée de théâtre...

Photo: page facebook des GROS BECS

...D’autant plus, que j’ai eu l’invitation d’Israël Gamache à venir le voir jouer dans L’OMBRE DE L’ESCARGOT en mars prochain, toujours aux GROS BECS. Il alterne son rôle avec Maxime Allen, l'auteur du superbe FIRE LAKE, VILLE MINIÈRE, 1986, dont le texte sur mes impressions précèdent celles de FIGUREC. Israël qui, avec son rôle de serveur latino qu'il tenait dans LES MARCHES DU POUVOIR, obtient le rôle en chef du parfait barista. ;-)

http://www.nuagesenpantalon.qc.ca/fr/spectacle-%C3%A0-l-affiche/item/l-ombre-de-l-escargot-2.html

Merci au jeune préposé à l'accueil qui m'a offert gentiment une affiche du spectacle en souvenir. Je viens tout juste de le " replacer ": il s'agit d'Alex Desmarais, l'un des onze talentueux finissants en jeu du Conservatoire de Québec. Dans une mise en scène absolument éclatante d'Alexandre Fecteau, ils interprétaient tous leur propre rôle dans l'intense et magnifique ENTRE AUTRES, qui sera bientôt à l'affiche aux ENVAPEMENTS.

Et pour tous ceux 
qui auraient voulu 
ÊTRE UN ARTISTE


Avec le décor féerique de la neige lourde déposée sur les arbres de la ville, le retour au bercail en autobus m'a paru en être un de rêve. Avec en tête les symboliques personnages de Fabcaro, plus ceux que je commence à peine à apprivoiser dans les très prometteurs premiers romans LE PLONGEUR et NUIT; le premier de l'ex-blogueur Stéphane Larue, survivant des restos de Montréal, et le second, d'Edgar Hilsenrath, survivant des ghettos de Transistrie (que l'ex-cellent libraire Christian Girard de chez Pantoute, m’a un jour suggéré), la Nature et la Culture étaient de mon bord…




Photos: L.Langlois
2 décembre 2016






Des FIGURANTS ?


Mevlüt Mert Altintas, 22 ans
policier et tueur de l'ambassadeur russe 
à Ankara en Turquie, 19 décembre 2016






* La lettre complète de Philippe Soldevila





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