Tintin fait exploser un rhinocéros à la dynamite
TINTIN AU CONGO
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450001.htm
Ruben Cukier
THE TRAGEDY
Pensionnat
Salvador Dali Louis Pauwels
Les Passions selon Dali
Salvador Dali, COSMIC RHINOCEROS
Docteur, est-ce
que vos candidats auront une attitude particulière, bien à eux, en chambre ?....
Lorsqu’un
candidat rhinocéros deviendra député, non seulement il ne rira pas mais il ne parlera pas et il
ne pensera pas, il sera rhinocéros.
Jacques Ferron
http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/litterature/clips/11277/
«Jacques Ferron est le seul romancier qui
ait tenté, tout au long d'une œuvre maintenant essentielle, de nous donner une
mythologie. Son écriture d'ailleurs hésite toujours entre le mythe et le réel,
entre l'imaginaire, le rêve québécois et le quotidien.»
Victor-Lévy Beaulieu,
Docteur Ferron
Le parti, qui est
le descendant spirituel d'un hippopotame (Cacereco) qui avait été élu maire de Sao Paulo par le passé, a sélectionné Cornélius
Premier, un rhinocéros du zoo de Granby (à l'est de Montréal), en tant que chef. Le parti
a réclamé que le rhinocéros soit reconnu comme le symbole du parti politique, puisque les politiciens ont, par leur nature, la peau « épaisse, se
déplacent lentement, ont l’intellect faible, peuvent se déplacer très vite
lorsqu'ils sont en danger, ils aiment se vautrer dans la boue et ils ont de
grandes cornes velues poussant au milieu de leurs visages et qui obstruent leur
vision ».
Alexandre Fecteau, leur nouveau metteur en scène, nous les a
servis sur un plateau africain ou plutôt asiatique, TRÈS TRÈS JAUNE ! Il
fallait les voir se faire aller le body sur leurs exerciseurs, boire leur café matinal
cartonné, philosopher, se
métamorphoser, se résigner à faire comme
le reste de l’humanité parce qu’…
...IL FAUT SUIVRE SON TEMPS
Quelque chose qui fait peur mais à laquelle on ne peut
résister. Quelque chose qui engendre le chaos. Quelque chose qui arrive sans
qu’on s’y en attende. Quelque chose
d’anormal qui devient vite trop normal. Quelque chose de vide en même temps que plein.
Quelque chose qui part et qui ne revient pas…
RHINOCÉROS, tellement
d’actualité, qu’on ne sait pas à la fin si l’on doit applaudir ou huer, non pas
les comédiens qui ont joué avec un brio inégalé le jeu de Ionesco pendant deux
heures dix (avec entracte) mais la résurgence d’une certaine époque quand même
pas si lointaine qui augurait la Seconde Guerre mondiale. Huer ce que l’Homme
applaudit sans qu’il ne sache ce qui se cache en dessous de son futur désastre.
Détester ceux qui le suivent de trop près. Suivre celui qui résiste. Ne pas avoir peur de
rester debout, comme lui, pour rompre avec la conformité. Il ne reste pas beaucoup de Béranger
dans ce monde d’aujourd’hui, mais il en reste encore, nous l’avons rencontré le
7 mars dernier. Il était seul devant l’humanité rhinocérosisée.
NASHORN
La distribution, la scénographie, les costumes, les éclairages : tout était ajusté au tour de taille géant de cette rhinocérite apocalyptique. Chaque comédien jouait du sur mesure ajusté à son talent. Jean-Michel Déry nous a encore fait bénéficier du sien qui n’en finit plus de s’xxxx-élargir. Ouf! La transformation de son Jean nous a transportés au-delà du jeu. C’était totalement dément ! Il nous a quelque peu rappelé à la mémoire de son rôle tranchant dans VIANDE: éclatant de noirceur et d’inhumanité, aussi froid qu’un granulat recyclé, tranchant comme une lame de rasoir dans une pomme de tire et à celui du beautiful and so serious Oliver dans l'inoubliable ABSENCE DE GUERRE. Du bonbon (acidulé) pour un Spectateur avide de générosité d'acteur complètement investi dans son art.
La distribution, la scénographie, les costumes, les éclairages : tout était ajusté au tour de taille géant de cette rhinocérite apocalyptique. Chaque comédien jouait du sur mesure ajusté à son talent. Jean-Michel Déry nous a encore fait bénéficier du sien qui n’en finit plus de s’xxxx-élargir. Ouf! La transformation de son Jean nous a transportés au-delà du jeu. C’était totalement dément ! Il nous a quelque peu rappelé à la mémoire de son rôle tranchant dans VIANDE: éclatant de noirceur et d’inhumanité, aussi froid qu’un granulat recyclé, tranchant comme une lame de rasoir dans une pomme de tire et à celui du beautiful and so serious Oliver dans l'inoubliable ABSENCE DE GUERRE. Du bonbon (acidulé) pour un Spectateur avide de générosité d'acteur complètement investi dans son art.
Jean-Michel Déry
Photo: Pascal Ratthé
Photo: Pascal Ratthé
Israël Gamache, qui
faisait également partie de cette pièce mémorable, marvelous Andrew, nous a joué un fort et touchant beau
tour (de piste): son Béranger, rempli d’humanité nous a touchés droit à la tête,
un endroit qu’on a parfois tendance à oublier en ces temps de sur-nautilusés. Normand Bissonnette, lui aussi de cette glorieuse
distribution, LE seul et unique et si sublime George Jones, juste et bon avec
son Vieux et son mcdonaldisé; Réjean
Vallée, absolument méconnaissable en
logicien, nous a encore une fois fait apprécier la versatilité de son superbe
talent; Jonathan Gagnon, irrésistible comme toujours; Marie-Josée Bastien, tellement étonnante dans son superbe costume de métamorphosée; Frédérique Bradet, aussi brillante et drôle qu'à l'accoutumée; Anne-Marie Côté, fabuleuse et pétillante, et Noémie O'Farrell, lumineuse en divine Daisy lusionnée. Tous et chacun ont contribué à faire de ce spectacle une autre de ces soirée magiques du Trident.
« Les philosophes
n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières,
ce qui importe,
c'est de le transformer. »
n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières,
ce qui importe,
c'est de le transformer. »
Karl Marx Thèses sur Feuerbach
RHINOCÉROS
LA DISTRIBUTION
Marie-Josée Bastien: Madame BœufNormand Bissonnette: Le Vieux
Frédérique Bradet: Ménagère
Anne-Marie Côté: Dudard
Jean-Michel Déry: Jean
Jonathan Gagnon: Botard
Israël Gamache: Bérenger
Noémie O’Farrell: Daisy
Réjean Vallée: Papillon
TEXTE: Eugène Ionesco
MISE EN SCÈNE: Alexandre Fecteau
SCÉNOGRAPHIE: Marie-Renée Bourget Harvey
COSTUMES: Élène Pearson
ÉCLAIRAGES: Hubert Gagnon
MUSIQUE: Yves Dubois
MAQUILLAGES: Élène Pearson
MISE EN SCÈNE: Alexandre Fecteau
SCÉNOGRAPHIE: Marie-Renée Bourget Harvey
COSTUMES: Élène Pearson
ÉCLAIRAGES: Hubert Gagnon
MUSIQUE: Yves Dubois
MAQUILLAGES: Élène Pearson
Photos de Vincent Champoux
http://www.flickr.com/photos/letheatredutrident/sets/72157632949179920/
(via Facebook)
RépondreSupprimerMerci beaucoup! C'est toujours un plaisir de vous lire! ;-)
Jonathan Gagnon
25 mars 2013