mardi 8 juin 2010

Les corps célestes

Hugo Koolschijn

Fedja van Huêt

Chico Kenzari

Roeland Fernhout

Renée Fokker

Fred Goessens

Marieke Heebink

Hans Kesting

Hadewych Minis

Chris Nietvelt


Frieda Pittoors

Alwin Pulinckx

Halina Reijn

Eelco Smits

Karina Smulders

Ivo van Hove

Parce qu'il fallait garder le souvenir impérissable de ces prodigieux comédiens, mettre des visages sur leurs noms un peu compliqué à prononcer. Depuis vendredi dernier, envahie par ce spectacle hors normes, en avoir parlé à tous les pierrejeanjacques que je rencontre sur mon chemin. Et surtout, ne pas essayer de toujours vouloir tout leur faire comprendre. Laisser aller leur imaginaire dans le mien. Puis laisser faire le reste. Avoir " assisté " les Comédiens. Leur avoir passé le bon bistouri pour qu’ils continuent d'opérer. Avoir apprivoisé la scène comme un objet dérobé et bien identifié. Vouloir maintenant me faire prescrire d’autres pièces fleuve de ce genre. C’est ce que le Toneelgroap Amsterdam nous a donné vendredi soir dernier au Grand Théâtre de Québec. Jamais je n’oublierai ces moments haut de gamme. Jamais je n’oublierai le son de guerre des tambours du Bl!ndman [drums]. Jamais. En espérant que cette troupe des plus vivantes revienne nous voir un de ces soirs de juin.

Elquidam

samedi 5 juin 2010

TRAGÉDIES ROMAINES: L'armée des mots will won't be


Hans Kesting
Marc-Antoine


Ailleurs
C’est peut-être loin
Ou c’est p’t-être à côté
Ailleurs
C’est p’t-être avec moi
Quelque part entre nous
Faudrait y aller…

Prologue (Jaune)
Jean-Pierre Ferland
1970
 
HALLO

Vendredi, 4 juin 2010, 17:45 heures...Dans l'enceinte de la salle Louis-Fréchette du GTQ, les spectateurs prendront place...en toute liberté, puisque c’est admission générale. Il y a plusieurs comédiens, metteurs en scène, gens de théâtre de Québec, ce n'est pas tous les jours fête...(Frédéric Dubois attend derrière moi pour faire déchirer son billet)...On sent l'excitation, la hâte, la joie d'assister à cet événement. On entre...enfin.

Le dispositif scénique est impressionnant, on se pense dans l’un de ces grands bureaux du gouvernement à tapis gris qu'on aurait transformé en décor de salle des congrès. 24 heures sur 24, le monde est aux aguets d'une nouvelle guerre. Les médias sont installés, les écrans projètent de nous en faire voir de toutes les couleurs...

Les comédiens du Toneelgroep Amsterdam, sous la direction d'Ivo van Hove, ont pris place eux aussi dans l'immense studio. CORIOLAN, la première des trois TRAGÉDIES ROMAINES commence…Comme la langue utilisée est le néerlandais, le surtitrage est de mise; nous lirons donc ces textes immortels de William Shakespeare pendant près de 6 heures. Du temps emprunté à l'Histoire...

La Louve capitoline


GUERRES, TRAHISONS, AMITIÉS, AMOURS…le breuvage divin des mots de Shakespeare, l’alcool des flûtes enchantées, le pourboire pour l'auteur (Eric Sleichim) de cette musique omniprésente (BL!NDMAN [drums]) qui résonnera fort lorsque la guerre fera rage sur les territoires de l'Italie, le stroboscope éclairant la fureur de la nuit sans étoile. La guerre, pour le temps d’une paix…La mort, pour la vie du fils, et celle de la mère. La mort tout court.

(Les pauses sont de 5 minutes, le temps de monter sur scène, changer le décor, prendre un verre au bar, avaler quelques bouchées, placoter avec son voisin, envoyer un petit courriel (ou un gros twit), à ses amis qui sont peut-être en train de prendre une bière sur une terrasse du centre-ville de Montréal Ouest ou encore de passer la tondeuse sur le gazon jaune de leur tranquille banlieue verte... du jamais vu au théâtre).

JULES CÉSAR...S’apercevoir que rien n’a véritablement changé depuis les coups de marqueur rouge sur son célèbre manteau…La plèbe, qui non plus n’a pas tellement changé: toujours aussi bon enfant (ou mauvaise spectatrice), avachie devant ses beaux grands écrans de plasma pour constater les beaux grands dégâts idéobiologiques de ses malencontreux dirigeants…

ANTOINE ET CLÉOPÂTRE... La compagnie des Caïus Marcius Coriolanus, Marcus Junius Brutus, Attius Tullius Aufidius, César, Marc-Antoine, Cléopâtre et autres protagonistes de ces sanglantes morts nous aura déterré l'envie de les connaître davantage…Le Spectateur est convié à monter sur la scène lui aussi, il pourra donc voir de plus près le travail impeccable de ces comédiens investis de je ne sais quel pouvoir magique du comment ressusciter les morts d’entre les vivants…

Et contrairement à l'opinion de M. Éric Moreault du Soleil:

« j'adhère moins, par contre, aux spectateurs comme partie du décor. Je ne trouve pas particulièrement intéressant de voir sur scène acteurs en habit de ville, quidams et journalistes quand on voit un acteur en gros plan. C'est une démocratisation extrême de l'expérience théâtrale. Soit. Mais c'est aussi une désacralisation et une perte de la magie de la représentation. »



Je me suis réjouie d'y avoir participé et ainsi d'avoir pu lire sur les visages des artisans de notre théâtre tout le plaisir qu'ils avaient à côtoyer l'intimité de ces grands acteurs et techniciens venus de l'aut' bord. Ils étaient là pour se nourrir eux aussi...Pour clore ces trois tragédies romaines, une chanson qui ne vieillira jamais, celle d'un vieux rêveur rock'n roller...



Come senators, congressmen Please heed the call Don't stand in the doorway Don't block up the hall For he that gets hurt Will be he who has stalled There's a battle outside ragin'. It'll soon shake your windows And rattle your walls For the times they are a-changin'...


Avec cet exercice théâtral hors du commun, le Carrefour International de Théâtre aura réussi en tout point de vue à exorciser nos démons, mais peut-être est-il préférable de laisser courir les restants d’imaginaire de cette soirée inimaginable pour les prochains sentiers abattus…


La bave qui sort des bouches pleines de rage, ou d'amour, les coups de langues sur le visage des traîtres, les doigts brûlants qui prennent les peaux froides, les yeux croches qui touchent les âmes pures, la Louve Capitoline ressuscitée pour un soir à Québec, ici, entre les sofas, les projecteurs et le son tonitruant des tambours battants des jeunes musiciens...



Je n'ai pu m'empêcher d'avoir une petite pensée pour Christian Lapointe, qui en ce moment séjourne à Amsterdam, j’ai peut-être compris pourquoi il est là-bas, pourquoi il est ailleurs...Les quelques mots échangés avec Martin Genest, brillant et ingénieux metteur en scène qui nous a donné Octobre 70 ce printemps à la Caserne Dahlousie, n'ont fait qu'ajouter du baume à cette soirée de plaies Sir Will.

Et parce qu'il faut bien finir par mettre des noms sur ces beaux visages inconnus, celui de Hans Kesting, qui te regarde en plein dans le soleil de ton oeil alors que tu l'applaudis à tout rompre pour ce spectacle inouï qui vient encore une fois de te flamber la prunelle de ta cervelle. Hans Kesting, incontestablement celui-là qui m'a le plus chavirée ce soir. Quelle beauté d'homme ! comme dirait l'autre...

Et qui croise-t-on au sortir de cette splendide et mémorable soirée ? Nul autre que Jean-Michel Girouard, celui-là même qui était assis aux côtés de A. lundi soir dernier pour voir le CIELS majestueux de Wajdi Mouawad. C'en est maintenant fait: la coupe est presque pleine, ne manque plus que LE SANG DES PROMESSES vendredi soir prochain pour la faire déborder...de joie.

Ici, quelques mots d'adon...

Après la guerre
je rêve de ton corps
diplomatique



Alain Larose
Harikots collection CRiTURes
http://www.moulteditions.com/


La beauté de l'Acteur: ce don qu 'il a de nous faire réfléchir autant que rire...
Découvert sur YouTube ...HALLO...





Bande-annonce:






DANK U


Texte: William Shakespeare
Mise en scène: Ivo van Hove
Interprétation: Roeland Fernhout, Renée Fokker, Fred Goessens, Marieke Heebink, Fedja van Huêt, Chico Kenzari, Hans Kesting, Hugo Koolschijn, Hadewych Minis, Chris Nietvelt, Frieda Pittoors, Alwin Pulinckx, Halina Reijn, Eelco Smits, Karina Smulders
Traduction néerlandaise: Tom Kleijn
Dramaturgie: Bart Van den Eynde, Jan Peter Gerrits, Alexander Schreuder
Costumes: Lies Van Assche
Vidéo: Tal Yarden
Musique: Eric Sleichim
Scénographie / Lumière: Jan Versweyveld
Musiciens: Bl!ndman [drums] Ruben Cooman, Ward De Ketelaere, Yves Goemaere, Hannes Nieuwlaet
Assistance à la mise en scène: Matthias Mooij
Assistance à la scénographie: Ramón Huijbrechts
Assistance à la composition musicale: Ief Spincemaille
Direction technique et production: Götz Schwörer

Merci au CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE et plus particulièrement à Madame Marie Gignac qui par ses découvertes flamboyantes nous offre le privilège de goûter à ces brûlants " hors-d'oeuvres théâtraux...


Finalement, le néerlandais, c'est pas si compliqué que ça. ;-)


mardi 1 juin 2010

Les marteaux


André Mathieu
(18 février 1929 à Montréal - 2 juin 1968)


Concerto # 4






André Mathieu est le fils du pianiste et compositeur Rodolphe Mathieu et de la violoncelliste Wilhelmine « Mimi » Gagnon. Il compose ses premières pièces pour piano à l'âge de quatre ans (Les Gros chars; Trois études). À 5 ans, il donne son premier concert en public à Montréal en interprétant son Concertino no 1 avec orchestre.

(wikipedia)

Rien de plus beau que la Musique, la grande, la vraie, l'inévitable, la sensationnelle, et pourtant, on en retrouve parfois...dans une vitrine, ou dans une poubelle...

André Mathieu, L'ENFANT PRODIGE, l'abeille piquante dans la ruche, celui qui avait tout le talent mais pas vraiment tout son temps...Le film de Luc Dionne relate en deux partie la vie de ce compositeur mort prématurément à l'âge de 39 ans. Les moments forts de cette émouvante histoire sont ceux où la musique, la sienne, devient le rôle principale. Une scène entre autres qui a frappé nos marteaux un peu plus fort que les autres, celle où l'on entre dans son piano pour y voir vibrer les cordes...sous les marteaux.


Guillaume LeBon et Patrick Drolet interprètent avec brio les deux André Mathieu. Macha Grenon et Marc Labrèche, dans le rôle des parents tourmentés, livrent une performance comme on pouvait s'y en attendre, c'est-à-dire, juste et bonne...À leurs côtés, Benoit Brière en Wilfrid Pelletier, que l'on aurait le goût d'étriper, Marc Béland en Arthur Honneger, un passage furtif mais intense et Lothaire Bluteau, qui faisait plaisir à revoir.

Merci à Alain Lefèvre de nous avoir révéler ce petit homme plus grand que nature, c'est un legs important qu'il offre aux mélomanes d'ici et d'ailleurs. Pour en savoir un peu plus sur la vie mouvementée du pianiste oublié, une biographie de Georges Nicholson, publiée chez Québec Amérique.




Demain c'est le 2 juin, il y aura donc 42 ans qu'André Mathieu aura disparu de notre pays sage, trop sage, et trop carré...



lundi 31 mai 2010

CIELS: des yeux tout le tour de la scène


Affiche: LINO



Il faut créer un souffle qui emporte la vie intellectuelle d'une ville.

Stanislas Nordey


Ce soir, c'était le dernier jour de mai 2010...Au musée/aréna Bardy, quelques 265 statues de chair dans le jardin secret de Mouawad. On regarde vers le CIELS, aucune fumée, que de la lumière pour la noirceur. La scène fait le tour du cube géant, nous sommes prisonniers du bonheur d'enfin assister à cette pièce tant attendue...

Soudainement, à quelques centimètres de votre âme, le regard du bel acteur qui se plante directement dans le vôtre, c'est celui de Stanislas Nordey, qui sera le Clément cryptographe pour la circonstance...Vous croyiez rêver et pourtant le cauchemar ne fait que commencer...Les prochaines deux heures trente vous emmèneront de ce monde-ci, apparemment tranquille, à celui-là, qui l'est beaucoup moins, celui des analystes décrypteurs de terroristes...

CIELS, le cri d'un père en crise fendant au milieu de nos statues, les coups de poing au ventre d'une femme qui a tué mari et enfants, l'acharnement de la vie au coeur des ténèbres. Comment ne pas s'être senti plus ou moins mal dans le concert de bombardements des avions qui volaient au-dessus de nos têtes ? Avoir entendu en spectacle ce que d'autres vivent dans la réalité...Comment faire pour se taire devant la beauté de l'éclat d'un verbe revolant sur les murs noirs de la nuit profonde, des mots qui flottent en quelque part entre le ciel d'Allah et la tête des protagonistes. Des murs, beaucoup de murs. Des portes. Des appartements de silence dans lesquels on y a installé une mise en scène magistrale. Des petits cubes similiaires aux nôtres, là où y vivent les espions de ce drame intimement lié aux conséquences chaotiques qu'engendrera la finale. Le cadavre d'un poète qui dort dans l'antre de sa vie. Ceux des fils morts déchiquetés dans les musées...Le retour aux sources. Le pop d'une bouteille de champagne à la veille de Noël. Des cadeaux donnés PAS pour rien...

Le frôlement du coude d'un jeune voisin qui riait toujours au bon moment. Un os recouvert de muscles et de chair, des veines qui transportent le sang de ses promesses, un bras que l'on effleure parce qu'à proximité de sa chaleur. De la vie avant la mort. Comme dans la toile du Tintoret qui recèle le code, l'Ange qui veille à l'attentat de nos pudeurs.

CIELS, depuis l'inconfort de notre siège pivotant, avec une vue de là-bas vers ici. La toujours aussi magnifique tête de Gabriel Arcand dans les deux écrans géants. Les derniers mots avant le chaos. L'Art de la parole qui explose pour les oreilles sanglantes du spectateur. La Poésie qui en prend large dans ce texte pour le moins mathématique. CIELS, comme l'instrument de la consécration. En un mot: DÉTONNANT.


L'ANNONCIATION
Jacopo Robusti, dit Tintoretto, en français Le Tintoret


Interprétation

John Arnold
Georges Bigot
Valérie Blanchon
Olivier Constant
Stanislas Nordey

et sur vidéo

Gabriel Arcand
Victor Desjardins

Texte et mise en scène: Wajdi Mouawad
Dramaturgie: Charlotte Farcet
Assistant à la mise en scène: Alain Roy
Conseiller artistique: François Ismert
Scénographie: Emmanuel Clolus
Lumières: Philippe Berthomé
Costumes: Isabelle Larivière
Musique: Michel F. Côté
Son: Michel Maurer
Réalisation vidéo: Dominique Daviet
Création vidéo: Adrien Mondot
Production: Arnaud Antolinos (France)
Maryse Beauchesne (Québec)
Direction technique: Laurent Copeaux
Régie générale: Cyril Givort
Production: Au Carré de l'Hypoténuse et Abé Carré Cé Carré

***

On fait toujours de très belles rencontres dans les festivals, entre autres celle de Jean-Michel Girouard, un jeune comédien que nous avons vu cet hiver dans HENRI IV, il était assis à la droite de A. Nous avons parlé de la prochaine saison théâtrale de Québec, de quoi alimenter nos passions-pulsions mutuelles. Plus tôt, avant la pièce, Éric Simard, auteur et ex-libraire, qui était en compagnie d'une jeune professeure qui en avait long à dire sur l'INCENDIES de Wajdi. On se reverra le 12 juin, de 12 à 12, pour les trois pièces préludes de CIELS: LITTORAL, INCENDIES et FORÊTS; FORÊTS que nous reverrons avec joie pour la deuxième fois, et pour la dernière, apparemment...mais avant ce grand bal de nuit, ce sera TRAGÉDIES ROMAINES, un autre genre de happening...

Il tonne maintenant, c'est l'orage; il faut fermer les écrans....




samedi 29 mai 2010

À Québec au clair de lune



LES RUES DE LA VILLE SILLONNÉES PAR LES GENS QUI L’HABITENT. Enfin du vrai monde dans le noir. Et de la lumière. Bleue. Plus des ondées de rires, du calme. Et du temps….LE PARCOURS DÉAMBULATOIRE devrait cependant durer plus de trois soirs, parce que c’est tout de même un peu dommage de ne pas avoir pu tout voir, mais devrait-on tout voir ?


Jean-Pierre Cloutier

Pour un moment, on se serait crus dans une rue d’Amsterdam, ou encore à Jambes, en Belgique, là où les protagonistes de la Nuit vous interpellent avec leurs beaux longs corps défendants. Il fallait voir le séduisant et talentueux Jean-Pierre Cloutier sortir de SA vitrine pour aller danser avec une spectatrice tout à fait d'adon, lui faire mettre sa main là où le dos perd son nom. La beauté d'OÙ TU VAS QUAND TU DORS EN MARCHANT ? se trouvait autant dans les rues de la ville tranquille que dans les regards lumineux qui l’éclairaient.




Il fallait également voir la troupe d'Harold Rhéaume sur le parvis de l’église Saint-Roch. Dans une chorégraphie intitulée LA NOCE, la musique remixée, allant du blue moon dylanien à un un non je ne regrette rien assez space, donnait à penser que la Danse est un art qui manque peut-être trop souvent de spectateurs. Pour la finale, un beau grand continental offert par les nouveaux mariés, pour se mettre en ligne, emportés par la foule, pour la faire danser elle aussi.


Emportée par la beauty-foule du CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE, le prochain step est pour demain soir... À l'Aréna Bardy, dans le cube de Wajdi Mouawad, pour monter au CIELS, A. et moi, ainsi que d'autres festivaliers, seront bien mal assis sur nos sièges pivotants (inconfortables paraît-il pour la cause). D'après le compte-rendu de M. Éric Moreault, nous devrions assister à quelque chose d'assez mémorable, une vraie bombe !
***

Vers 17 heures, ce soir, il y avait de la boucane partout. Pour peu, on se serait presque crus en enfer. Le soleil, comme une bille de verre rouge orange fluo, fixé dans le gris fumé du ciel de Québec BB-Q. Un soleil comme on le voit que trop rarement dans la Capitale.


Photos: L.L.