mercredi 24 février 2010

VINCENT GAGNON: Le Contrôle V





Depuis samedi dernier, c'est l'écoute en boucle de l'impressionnantiste BLEU CENDRE, un album de jazz aux consonances classiques. Vincent Gagnon, un jeune pianiste de Québec, le secret le mieux gardé de la ville (c'est ce qu'écrit Ralph Boncy, journaliste et animateur à Espace Musique à l'intérieur du livret qui accompagne ce trésor musical, et il a fort raison), est installateur d'ambiances qui a recourt à un quintette composé d'Alain Boies aux saxophones, Guillaume Bouchard à la contrebasse, François Côté à la batterie et comme invité spécial, Michel Côté, un autre aux saxophones, de quoi réjouir le moindre des tympans susceptibles aux notes swinguantes des chabadabada...

C'est sur le blogue de CLS/POÉSIE, à cause de cette superbe note intitulée « PARTIR »,







que j'ai fait la découverte du musicien. Comme je voulais en savoir un peu plus sur ce nouvel envoûteur public, je suis allée me promener dans son espace, on peut y entendre quatre extraits dont le non moins moelleux Seul comme un roi...Il n'en fallait pas plus pour que je passe récupérer l'album chez Sillons le Disquaire...

Et puis, ce matin, j'apprends qu'il est à nouveau récipiendaire d'un autre prix, celui de la Bourse RIDEAU, un prix de 5000$. Il aura ainsi accès au Palais Montcalm pour des activités de création ou de production. De la reconnaissance et de l'encouragement, c'est parfois juste ce que ça prend pour voler un peu plus haut, un peu plus loin....

***

Glissante, poreuse/vaporeuse, prenante, mystérieuse, comme un film de lumière d'ombres, pour tramer le bleu-noir dans lequel on peut y lire des histoires inventées ou vécues, comme un fil de rythmes qui nous mènerait là où on ne veut pas nécessairement aller mais où nous aimerions quand même nous retrouver, malgré l'inquiétude...

L'emmerdeur....du swing, du Hop! la vie, du feu pétillant pour le bleu des cendres gagnon, une brassée de notes jaunes d'oeufs crevés, une poussée d'adrénaline dans le coeur d'un comateux, une émergence, une urgence, un coquelicot au vent, de la vitesse, du confort, un roulement sur le pavé...Faubourg Saint-Jean Baptiste ...une promenade sur les trottoirs craqués, un tour du monde en ville, une pluie reconnaissante, un souffle court, une allumette mouillée qui fait de la lumière pour les fenêtres éteintes, un rat qui rencontre un chat, des feuilles qui tombent dans le cimetière, un verre éclaté...Après l'une...la rencontre de l'improbable avec l'incontournable, une longue nuit claire pour l'angoisse du jour naissant, du rouge aux lèvres, le démaquillage des coeurs, le sursis d'une pensée qu'on pensait destructible, une itinérante aux mains fraîches dans des cheveux défaits, un vieux fauteuil de velours dans le coin d'une chambre d'hôtel en cendres...une note salée, une fracture, un oubli... Seul comme un roi, de la fumée, des restes d'hier sur la table à café, une télécommande, un verre à moitié rempli, des stores ouverts, de la poussière, de la monnaie qui traîne, un chat qui a faim, un chien endormi, le tempo d'une fille disparue, du beau désordre, la danse de la négligence...Chemins croisés...de la grand-route sur des chemins de misère, à faire et à refaire, pour remplir l'espace, pour courir après le lapin, pour ramasser de la poussière, pour nettoyer le frigide air...Clair-obscur...enlever ses chaussures, manger un peu de pourriture, secourir sa faim, préparer sa nuit, marcher sans but, penser aux factures, errer, revenir, se blottir sous les couvertures, s'endormir, essayer de rêver, se réveiller, prendre la voiture, rouler, rouler jusqu'à la bonne aventure, tirer un trait de fumée pour se souvenir, pour se rendormir, pour essayer de rêver...Nocturne...partir aux confins d'un nouveau monde d'échevelés, contrer l'échec, prendre les voiles, quitter le toit qui coule, refaire le plein de bleues nuits, vider ses poches et les cendres du poêle, se chauffer...Blue truck...arrondir les coins, tourner à gauche, filer tout croche, casser la croûte, boire une goutte, avancer, descendre, pisser, reprendre, feindre, coûte que coûte, caresser le doute, décaler l'aurore, passer tout droit, ne plus voir les stop, baisser sa vitre...cracher...Bleu cendre...Mettre le feu aux poudres, étinceler le grisâtre, épousseter la poudre, faire de la place, se ressusciter, empiéter, fortifier, gargariser, étiqueter, brasser, faire du vent, rattraper le tempo, cuire sa peau, friper les cordes de la contrebasse, taper du pied, battre la démesure, ne pas se ficher du piano...Left alone...Prendre ce qu'il reste de meilleur pour créer, voir et dire, ou vouloir dire, effacer les traces des pas qui n'allaient nulle part, monter les escaliers, ouvrir la porte, fermer les rideaux, ouvrir les fenêtres, se retrouver seul pour jouer....solo...et remettre dans le lecteur ce qui jouera perpétuellement en boucle, pour revoir l'emmerdeur... celui qui revient toujours faire son tour...dans ton collimateur....





samedi 20 février 2010

WOYZECK: Les pois lourds de l'Achevé (fragments)

photo: Angelo Barsetti

Chaque homme est un abîme, on a le vertige quand on se penche dessus.
Georg Büchner 
1837


Depuis trois mois, n'avoir avalé que des petits pois,
de la nourriture pour des assiettes vides,
puis avoir trouvé un petit poil de moustache
sur les lèvres de sa femme...

On boit de l’eau de vie pour oublier
qu'on mourra dans l’eau de là

Et de temps en temps,
quand un metteur en scène le lit,
on le fait renaître par ici

WOYZECK

La foi dans le ciel
L’amour dans le sang
Le foie dans le fiel
La danse dans les coqs
Les corps dans les corps
L’alcool qui les tangue
La mort sur les langues

Les pieds pris dans le jell-0
qui
tapent secs sur les carreaux
La vipère au poing qui le frappe
dans le milieu du visage
L’(im) puissance d’un fragment
l’ (im) prudence des amants
(en attendant les couteaux dans le dos)…



WOYZECK

La déchirure des regards obliques
c'est l’invasion des Petits Parasites
Un fils prodigue avale ses paraboles
hic!
Le coeur sensible à abstenir;
Le Docteur prend son pouls,
le Capitaine dit LENTEMENT;
C'est pour l’Éternité

ou c'est pour quand ?...

Mais...

WOYZECK

Avec la brûlure entre ses yeux
et le certain malaise dans sa civilisation
et puis SCHLAKKKKK KKK
........dans le dos

pour blanchir le gris de l’amour
pour vernir de sang séché le jour


L’amour et la mort par en arrière
La culbute de ses pas dans le vide
Le sang qui coule dans la rivière

Le noir de son issue
le rouge le long du couloir
son engorgement dans les craques du plancher
sa voix de disparu

La femme et l’enfant
la femme et l'amant
les mains tendues sur le landau
elle prie au meurtre
elle crie

WOYZECK !

Le vertige du vide
Le rouge et le noir
Le OUI et le NON
La Bête en l’Homme
L'instant d'un mouvement

Et le Chant d'un enfant
vivant

WOYZECK
qui ÉTAIT DES NÔTRES


19 février 2010
Théâtre de la Bordée

***

Je ne connaissais pas Büchner, maintenant je sais qui est Woyzeck. Merci à tous les comédiens de cette prestigieuse distribution, de même qu'à Madame Brigitte Haentjens, qui sont venus s'asseoir sur la scène après cette pièce on ne peut plus exigente, ce fût fort apprécié par les spectateurs qui venaient d'assister LÀ à toute une performance théâtrale, de quoi meubler l'inspiration des poètes pour quelques années encore. Merci pour " l'ensemble " des comédiens, le Jeu ne pouvait que s'en porter mieux. Merci également à M. Hanna Abd El Nour, pour la nourrissante conversation d'avant-match. Nous savons maintenant que WOYZECK a existé et que nous irons beaucoup au théâtre...avant l'été.


les pois lourds









vendredi 19 février 2010

La Voix était pavée pour sa langue

kakemono



Chaque langue voit le monde d'une manière différente.
Federico Fellini

Depuis l'offrande de cette clémente et inoubliable soirée de juin, depuis cet ingénieux décor, où Miles et Moreau se fusionnaient, et dans lequel en un jet s'éclataient les 9 muses du Palais, je découvris le cinéma d'un aigle trapéziste en moins d'une heure et demie. Dans cet espace comblé de par son corps qui avec le Jeu ne firent plus qu'UN, je suis entrée au musée de l'imaginaire d'un jeune magicien où j'y capta par ses ondes stationnaires celles on ne pouvait plus révolutionnaires.

Les Aiguilles et l'Opium
18 Juin 1993


L’ORGASME DU SILENCE
impressions d'après-match

En avant ou derrière ceux qui me le donnaient ce que je ne voyais que pour la toute première fois, cette Poésie essentielle à l’Art, libre & indépendante, cette Poésie visuelle et malléable, & donc souveraine, voix humaine qui recherche sur des notes voilées ce qui y parcourt constamment leur tête étoilée; substance de la reconnaissance de leur errance, venue de près ou de loin, d’on sait où, je pense.

À l’abri d’une foule bondée d’éclectiques, courts applaudissements, futiles prérequis; ambiance mécanique, mirador océanique, jeux savants pour les mains de ces géants. À l’affût d’un complot, quelques scènes érotiques, recréées au cinéma pour y faire vibrer ces débats; fiction d’une censure tournée par Louis Malle, fiction non moins éternelle que cette cage/spirale, ils traversèrent ensemble l’écran transformable et prirent l'ascenseur pour l'échafaud.

Jument luisante de ces lieux fraîchement repeints d’alternatif, extrait d’une scène nécessitée, jouée par Jeanne Moreau, le parfait adage pour l’un de leurs lents exercices de rodage. Promenée dans les ombres abyssales, l’âme morcelée par une murène; l’âme d’un trompettiste, glacée de noir royal, celle de Mister Davis, muse moderne & orphelin parisien, charmé puis baptisé par la Gréco.

Bien réarmés par l'orgasme du silence, nous entrions par la porte de leur 6ème sens; propos ordinaires couronnés de leur musique, gestes névralgiques, la seringue qui les pique quand les faux départs fabriquent sur la cible quelques séances qualifiées de tangibles. Ils se criblèrent alors judicieusement de blanches balles, pour y transférer en nous de cette euphorie théâtrale, pour raisonner l’écho de leur progress devenu accessible.

La fibre diélectrique qui nous fait voir leur libre Savoir y optimalise dans cette passation naturelle du Pouvoir le syndrome individuel quelque peu enclin au Virtuel; syndrome qui rénovera les logiciels de ces connecteurs, sans réel suspense, puisque les tractations se feront attendre dans le silence.

Là-bas, de l’autre côté de leur modeste miroir, la sensation d’assister à un projet tenu muet; que des sensations particulières pour les troubles images, aussi sages que le sont les Robert CAUX & LEPAGE. Je ne les reverrai qu’à l’automne avec Hamlet dans Elseneur et plus tard, sans nul doute, au vert printemps pendant les 7 heures que dureront Les sept branches de la rivière Ota, fusion physique, rencontre hermétique, fresque à Hiroshima.

mercredi 17 février 2010

La Réponse

Photo: Sophie Grenier



Un journaliste se donne la peine de vous répondre gentiment que votre opinion devrait se retrouver sur le blogue des arts du Soleil, pour ceci.

Bonjour M. Moreault, 

Je n’ai pas réellement de réponse à votre question, à savoir COMMENT convaincre une partie de la population à déménager ses pénates (et ses fesses) dans les diverses salles de spectacles où l’on y présente de l’art dit conventionnel, mais je tenais à vous écrire pour vous parler de ma propre " conversion", celle du Théâtre…le grand et le petit... 

Il est vrai que la majorité des spectateurs qui assistent aux différents théâtres d'ici sont des têtes grises (avec parfois beaucoup de teinture par-dessus) ;-) et aussi vrai que les jeunes désertent les salles de spectacles (ici, de théâtre, on s'entend ?), et c’est donc vrai que l'on vit dans un monde de plus en plus virtuel, moi y compris.

Même si je fais partie de l'éminence grise des spectateurs qui assistent aux superbes pièces que l’on présente dans les diverses compagnies théâtrales de Québec, j’assiste, de temps en temps, à des spectacles " de jeunes ", car si je me souviens bien, je l’ai déjà été moi aussi, et à relire la nomenclature des spectacles auxquels j’ai assistés depuis ma prime jeunesse, je ne vois pas tellement de titres de pièces de théâtre là-dedans mais plutôt des gros show ROCK’N ROLL, (ceux du Forum entre autres) puis des chanteurs, d’ici et de là-bas (lire France), et des humoristes, et même un Elvis (enstoré). Quand on est jeune, il faut que ça déménage, il faut que ça saute, on veut danser, suer, plaquer, slammer, on ne veut pas rester assis là sans bouger pendant des heures (jusqu’à douze pour LE SANG DES PROMESSES de Wajdi Mouawad) à " ne rien faire ". J’ai été de ceux-là, jusqu’au jour où un certain Magicien est venu changer tout ça…
Il s’appelle Robert Lepage. C’est lui qui m’a réellement donné " la piqûre " du théâtre avec son mémorable et enchanteur LES AIGUILLES ET L’OPIUM. Je dois également donner crédit à M. Jean St-Hilaire, pour ses honorables " critiques " qui m’ont toujours donné l’heure juste sur les pièces présentées ici, à Québec. Même si je n’allais pas voir les pièces qu’il commentait, je lisais tous ces papiers, j’en ai d’ailleurs conservé plusieurs pour mes archives personnelles. Mais je reviens à Lepage…Renversée par ce que je venais de VOIR et d’ENTENDRE, je me suis dit que c’était ÇA le genre de théâtre que je voulais (et veux encore) voir …et revoir. Je devais avoir aux environs de 35 ans, un âge où l’on commence à vouloir… s’asseoir…;-) 
La technologie utilisée par Ex-Machina pour ce spectacle sur Cocteau-Davis a sûrement contribué à cet éblouissement de ma part, mais ce n’est pas seulement la technologie qui fait le travail, la poésie y est pour beaucoup. Le savoir dire de M. Lepage, c’est ce qui m’a le plus touchée lors de ce spectacle d’ombres et de lumières, ce malgré tout le savoir-faire du Magicien…Alors ce fût, tour à tour, LES SEPT BRANCHES DE LA RIVIÈRE OTA (dans la défunte église Saint-Vincent-de-Paul), ELSENEUR, (du Shakespeare quand même !), LA TRILOGIE DES DRAGONS (au pavillon de la …jeunesse ), LE PROJET ANDERSEN, LE DRAGON BLEU et la dernière en lice et non la moindre, la tourbillonnante EONNAGATA. Je serai à Montréal prochainement pour la présentation intégrale de son LIPSYNCH (version 9 heures), un autre happening, une autre belle histoire des pays sages…vu d’en haut…

J’ai eu l’impression que ce n’était pas du théâtre auquel je venais d’assister, mais à de la création, pure et simple. Tranquillement, je me suis apprivoisée à cette forme d’art en fréquentant d’autres sortes de " bars à show hot and cold ", ceux auxquels l’esprit assoiffé de création nouvelle aime à s’abreuver. Wajdi Mouawad en est un autre qui m’a secoué les pleumats comme dirait l’autre et plus récemment, Christian Lapointe, avec ses VU D’ICI et LIMBES. Du théâtre à l’emporte-pièce. Du théâtre tout frais tout net, venu d’ici en cet ailleurs, d’un autre temps où d’autres meurent…Christian Lapointe, un auteur qui écrit fort bien, a fait publier LE SOUFFLEUR, c’était à l’occasion des 10 ans d’existence de son Théâtre Péril, un cahier rempli de notes sur son art, sur ce que devient et deviendra le théâtre de l’avenir, des mots qui sonnent et résonneront encore dans 20-30-40 ans…. J’en ai mis quelques extraits sur mon blogue, ENVAPEMENTS, (voir le lien plus bas), c’était justement pour " répondre " à ce récent rapport sur les pratiques culturelles du Québec.

Le théâtre, ce n’est pas du café instant en poudre ni de la petite bière, je le comparerais à un vin de caractère ou à un fromage cru ou encore à une toile sans véritable prix mise aux enchères pour l’âme et le cœur des spectateurs, un paysage en feu de forêt qui se fond dans le frigide air des regards en quête de reposoir…Voilà ce que le Théâtre fait comme besogne dans ma petite tête grise de vieille jeune femme/fauteuil…;-) Peut-être avez-vous reconnu mon nom, à l’occasion je donne quelques opinions dans votre journal, un plaisir de spectateur…

En terminant, je voudrais vous féliciter pour vos " comptes rendus ", ils résument bien, et dans un beau langage à part ça, ce que vous avez vu pour nous, ce que nous verrons peut-être…après. Ce ne doit pas être si facile de remplacer un géant tel M. St-Hilaire, mais je voudrais que vous ne soyez pas vexé si je vous disais que je n’ai plus réellement " besoin " d’un " bon " journaliste pour choisir mon menu théâtral ;-) Ces petits smileys sont bien (mal) commodes pour contrer le sarcastique de l’ironie. ;-) 

Au plaisir,
Elouise Langlois

Copié-collé en italique pour une question sans réponse

Le Mardi 16 février 2010
Mise en ligne à 11h36
Aucun commentaire
Du théâtre rock’n’roll, svp!

Éric Moreault
Moreaultemoreault@lesoleil.com

Dure nouvelle pour les acteurs, metteurs en scène et autres praticiens du théâtre: les jeunes boudent les spectacles en salle. Autrement dit, on peine à renouveler le public, dit un récent rapport sur les pratiques culturelles au Québec. Les diffuseurs de spectacles s’en inquiètent de plus en plus ouvertement et veulent se rabattre sur l’aide institutionnelle… Mauvais réflexe. Et si la solution était ailleurs?

On sera guère surpris d’apprendre qu’ados et jeunes accèdent de plus en plus à la culture par Internet et la technologie. Voilà une réalité dont il faut tenir compte dans les créations. Certains le font depuis des années: Robert Lepage et Marie Brassard, évidemment. Il faut aussi prendre des risques avec l’offre. Une énième reprise du Bourgeois gentilhomme (Molière) va certes faire le plein de têtes grises, mais susciter, au mieux, un haussement d’épaules chez les jeunes.

Bref, ça prend aussi du théâtre plus rock’n’roll et plus pété. Comme L’étape du collectif Nous sommes ici présenté récemment au Périscope. Mais ça ne se fait pas tout seul : encore faut-il «vendre» ce nouveau théâtre auprès des jeunes et des institutions.Le principal intérêt d’un spectacle en salle, peu importe la forme d’art, demeure le dialogue, la rencontre, entre des artistes et le public. Mais comment en convaincre une partie de la population qui vit de plus en plus dans un monde virtuel ?