jeudi 22 juin 2017

AVEC ÉRIC : vertiges de l'amour



DON JUAN - Je ne cherche rien, je prends, je cueille, les pommes sur l'arbre et je les croque.
ANGÉLIQUE - Les êtres humains ne sont pas des pommes que l'on cueille sur la branche. Quand on les croque, ça leur fait mal.


Pour le bal des finissants de 2017, non pas une mais deux pièces : LE LIBERTIN et LA NUIT DE VALOGNES. Toutes deux écrites par Éric-Emmanuel Schmitt, les lauréats s’en sont donné à cœur joie avec ces deux textes à la plume concise et délicieuse. Les excellentes mises en scène de Nancy Bernier ont donné le ton à ces mots aussi intelligents que croustillants. 


La céleste interprétation du Diderot de Félix Delage-Laurin dans LE LIBERTIN nous a éblouis de tous ses feux, tant par la parole que par le geste. Aussi impeccable et renversant que dans ENTRE AUTRES, vu en décembre dernier, nous avons eu droit à son exceptionnel talent, dont nous aurons encore l’honneur d’en apprécier la juste valeur dans EMBRIGADÉS la saison prochaine chez PREMIER ACTE
http://www.premieracte.ca/programmation/2017-2018/embrigades-90.html


Avec Blanche Gionet-Lavigne, Madame Therbouche, d’une fraîcheur inouïe et remplie d’humour, ce duo explosif aura séduit plus d’un spectateur je crois. Dans LA NUIT DE VALOGNES, une pièce plus dramatique, Alex Desmarais, avec sa somptueuse et charismatique duchesse de Vaubricourt, nous a complètement renversés. Cette voix, ce ton, avec l’émotion, tellement juste et bon, que de talent ! Et ce paon...vivant...vibrant d'amour...que je lui offre ;-)


Le jeu de chacun des comédiens était d’une justesse incroyable. Vraiment de toute beauté de les voir ainsi unis, surtout lors de cette finale bouleversante. Laura Amar, Marianne Bluteau, Rosalie Daoust, Leïla Donnabelle Kaze, Laura Rochon-Massicotte, Étienne d’Anjou, Vincent Legault et Vincent Massé-Gagné complétaient cette talentueuse cohorte 2017.

Alex Desmarais, Vincent Legault 
et Vincent Massé-Gagné

Les conceptrices Jessica Minello (affiche et éclairages), Marilou Bois (accessoires), Marianne Lebel (costumes) et Camille Langlois (décor) ont accompli un véritable travail d’orfèvre, tout étant dans le moindre détail d’une ombre, d’une toile ou d’une parure. Vraiment ravie de constater à quel point les femmes prennent ici toute leur place dans des domaines qui naguère n’appartenaient  à peu près qu’au  genre masculin. C’est tout à leur honneur.

Paul Hébert, Marie Gignac, Anne-Marie Olivier
Hugues Frenette et Jean-Jacqui Boutet 
Mars 2002
(Archives Le Soleil)

CE QUE SERA LE THÉÂTRE DANS 20 ANS ?
«Il va être formidable. La vie théâtrale à Québec est forte et c'est dû à ceux qui la pratiquent. Les élèves qui sortent du Conservatoire sont vraiment ferrés. Le Trident fait un très beau travail, le Périscope aussi... Il se forme d'autres compagnies; c'est un signe de vitalité extraordinaire. Il se présente de belles pièces dans ces théâtres-là. Et si à ça s'ajoutait l'événement Molière, ce serait merveilleux! (Grand éclat de rire)
Paul Hébert à Alexandra Perron
Le Soleil
14 décembre 2009



Avant la représentation, avions croisé M. Kevin McCoy. Il nous prépare un nouvel acte, mais chut ! ;-) Et après, dans le stationnement d’Youville, Jacques Leblanc, qui sortait d'un spectacle des Violons du Roy, et à qui j’ai complètement oublié de faire mes félicitations pour son magnifique Harpagon. Probablement que j’avais encore un peu trop les finissants dans ma petite tête !


La philosophie prétend expliquer le monde, le théâtre le représenter. Mêlant les deux, j’essaie de réfléchir dramatiquement la condition humaine, d’y déposer l’intimité de mes interrogations, d’y exprimer mon désarroi comme mon espérance, avec l’humour et la légèreté qui tiennent aux paradoxes de notre destinée. Le succès rend humble : ce que je croyais être mon théâtre intime s’est révélé correspondre aux questions de beaucoup de mes contemporains et à leur profond désir de réenchanter la vie.

désir fou que rien ne chasse
le cœur transi reste lourd
aux cris du marchand de glaces
non mais t'as vu ce qui passe
je veux le feuilleton à la place
VERTIGES DE L'AMOUR







mardi 20 juin 2017

LE PIANO À VOILE : un homme à la mer


Une soirée de rêve sous la pluie de début mai avec une pleine lune encastrée dans un autobus bondé de spectateurs serrés les uns contre les autres. Une histoire inventée qui pourrait bien ne l’avoir jamais été. Des spectateurs attentionnés qui attendaient silencieusement que le spectacle commence…


Dans le noir et blanc des notes bleu-gris d’un piano qui un jour s’en alla se perdre quelque part entre la mer et le ciel, on fait la connaissance d’une petite fille qui attend le retour de son papa pianiste, et d’une plus grande, qui écoute l’histoire de cet homme âgé qui se meurt de n’avoir jamais revu cette enfant pour qui il a composé une symphonie. Devant toute cette beauté poétique étalée sous nos yeux, une certaine tristesse envahit l’espace restreint dans lequel nous avons l’impression de flotter mais qui à la fin s’enlumine de joie...


LE PIANO À VOILE, un transport adapté pour une fabuleuse envolée musicale bien au-delà du pays des mots. LE PIANO À VOILE, une leçon d’humanité en ces temps plus ou moins chaotiques. Et un oiseau rouge qui, sur nos têtes émerveillées, survolera paisiblement dans le noir opaque de l’habitacle d’UBUS nos petites têtes émerveillées...

L'OISEAU ROUGE


Silence, silence
Je n'entends plus les rires monter dans l'air
Il fait froid, il fait mystère...

Marcher, marcher
Pour endormir la douleur, les nerfs en guerre
Le fil de ma vie se perd...

Chercher, chercher
Le pays, le navire, le vent de ma vengeance
Avance!

Trouver, trouver
Le secret, la magie, le cri dans les nuages
Le chant d'humanité
Avance! Avance! Avance!

Dis-moi, dis-moi
Pourquoi les gens s'éloignent et s'épuisent un jour
La tête amère, le cœur lourd?
Toujours, toujours
Les gestes inachevés, la pensée brouillée
Et les chefs-d'oeuvre souillés...

J'attends, j'attends
La brèche dans l'ennui, l'éclair de vos sourires
Au soleil...

Je vois, je vois
Le roc résolu de l'espoir
Farouche envol de l'oiseau rouge en moi
Monte! Monte! Monte!

LE PIANO À VOILE, comme le soudain réveil d’un sens oublié, celui que l’Enfance nous fait vivre au jour le jour, soir après soir, nuit après nuit, pleine lune après pleine lune. Comme les marées montantes et descendantes du Cycle de la Vie, qui doit bien finir par s’arrêter un jour sans que cela ne nous fasse ni trop mal ni trop bien, LE PIANO À VOILE, fût un autre fort beau moment théâtral à conserver dans le réservoir profond de mes souvenirs émotifs…

 L'HOMME AUX MILLE MAINS
(musique: Philippe Bachman)

Agnès Zacharie, qui a mis au monde cette sublime histoire de séparations, partageait le travail délicat de la mise en scène avec Amélie Bergeron. Elle était accompagnée, à l’interprétation et à la manipulation des marionnettes, d’Éric Leblanc, que l’on voit trop rarement sur nos scènes. Henri-Louis Chalem, aux éclairages et à la conception vidéo, complétait à merveille ce trio débordant de concentration. Dotés d’une concentration exemplaire, ils m’ont emmenée encore plus loin que je ne l’aurais cru. Nous avons d’ailleurs eu le loisir de converser avec eux après le spectacle. 

Photo: Yann Doublet, Le Soleil

Pour présenter ce bonheur envoûtant, l’UBUS est allé se promener récemment à Natashquan et à Fermont. Comme LE PIANO À VOILE est une coproduction de LA COMÈTE, SCÈNE NATIONALE DE CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE, et dont le directeur M. Philippe Bachman n’est nul autre que le compositeur de l’émouvante musique originale de la pièce, ils visiteront la France cet automne. Nous leur souhaitons donc une autre de leurs incomparables virées. On peut les suivre leur périple via facebook:


LE PIANO À VOILE

DISTRIBUTION

Éric Leblanc
Agnès Zacharie

TEXTE : Agnès Zacharie
MISE EN SCÈNE : Amélie Bergeron Agnès Zacharie
CONSEILLERS ARTISTIQUES : Gérard Bibeau et Josée Campanale
MUSIQUE ORIGINALE COMPOSÉE ET INTERPRÉTÉE PAR: Philippe Bachman
ENVIRONNEMENT SONORE : Pascal Robitaille assisté de Sonia Pagé et Vano Hotton
Éclairages et vidéos : Henri-Louis Chalem
DÉCOR : Hugues Bernatchez





C’était la dernière pièce de la saison 2016-2017 du THÉÂTRE PÉRISCOPE, une autre magnifique saison comme celle qui s’en vient en septembre. Avant LE PIANO À VOILE, il y avait dans le hall une réunion de quelques fidèles au poste. Avons eu le plaisir d’échanger avec Mesdames Marie-Hélène Gendreau et Marie-Ève Dumont. Elles nous ont causé de la saison qui s’achevait, de celle qui vient, de nos coups de cœur, des rénovations du théâtre et d’un scoop dont nous devons taire le secret. Bref, de quoi nous faire patienter jusqu’au 29 septembre prochain.  


Photo: L.Langlois

Félicitations à messieurs Pierre Robitaille et Henri-Louis Chalem qui ont reçu le 7 juin dernier le Prix Jacques-Pelletier pour les éclairages, maquillages, conception vidéo et marionnettes du PIANO À VOILE. Écoutons Agnès et Henri nous parler avec passion des 10 ans d’UBUS THÉÂTRE...







WHEN IT RAINS, de Brad Mehldau, une musique qui multiplie le bonheur par dix quand on entend les vibrations de son cœur via ses mains agiles. Et encore de la pluie, et des pianos qui voguent et volent...









jeudi 18 mai 2017

VENIR AU MONDE : avec du panache !




LA CRUE DES EAUX

un orignal
des enfants
des oeufs
des ballons
des plumes

et de l’eau

et du sang

une éponge
une scie mécanique

avec Véro et AMO
filles des FORÊTS
femmes et enfants
du Père et de la Mère
LA VIE LA VIE

et ses morts
et ses torts

et ses mots

dans le cru des os

avec de la musique 
somptueuse


pendant le vivre pour vivre
et l'après FAIRE L'AMOUR
la terreur de mettre au monde

la joie dans la délivrance
le labeur de la résistance
la peine et la résilience

une danse pour deux
pour une vie à trois
dans un 2 et demi

mille gorgées d’amour
dans une pinte de lait

une tempête de plumes
une envolée d'amertume

un accident si lentement arrivé

elquidam


Quand le bruit de la tôle qui s'froisse emplira mes oreilles Quand la force de l'accident me sortira de mon siège Je penserai à toi de toutes mes laideurs, de toutes mes laideurs Je défierai la mort avec mon canif rouge et je gagnerai encore


AVEC PAS D'CASQUE


Bonsoir L.,

A. et moi avons adoré VENIR AU MONDE: très touchant et drôle aussi.
Marco Poulin entre autres m'a bien impressionnée. La scène en folie de l'accouchement sur la table aussi. Donner vie, je le sais, c'est quelque chose et disons que celui d'Alexandrine Warren m'a fait quelque peu penser à mon premier. Ouf! Que c'est essOUFflant ! Une belle finale, le monde était content.

Journal de Jeffrey par sa mère

J'ai un parti pris pour Anne-Marie Olivier, d'ailleurs son fiston jouait ce soir. Après la pièce, nous avons rencontré Steven Lee Potvin (finissant de 2016) accompagnée de Michel Bertrand (finissant mise en scène de cette année). Très intéressant. Puis, sur René-Lévesque, qui sortait par l'entrée des Artistes ? Nul autre que le « beau docteur » Christian Michaud, que nous adorons A. et moi. Nous l'avons encensé et remercié pour autant de beauté. Il est si sympathique. Puis, au coin de René-Lévesque et Turnbull: l'une des deux petites filles qui jouait ce soir. Elle était accompagnée de sa grand-mère et de ses parents dont le père est Marc-Antoine Malo, ce gentil jeune homme qui administre plusieurs compagnies théâtrales, que nous avions vu au Salon du Livre au kiosque des théâtres. C'est lui qui m'a reconnue. 😉 J'aime bien ces rencontres d'après match, elles enrichissent le spectacle! Et je ne te cacherai pas que j'aimerais bien converser avec Éric Leblanc après Le piano à voile. 😉 

Donc, à vendredi.
Louise 4 mai 2017
(lendemain de la pièce)


Le duo Véronique Côté-Anne-Marie Olivier, qui avait « composé » le puissant FAIRE L’AMOUR, nous a ce soir redonné de cette même overdose d’amour et d’oxygène, des mots et des gestes dont nous avions besoin pour qu’on puisse à nouveau se rendre compte de l’immensité de leurs talents respectifs. La mise en scène de Véronique avec l’écriture d’Anne-Marie, combinées avec  la participation intensive de tous et chacun à l’élaboration du spectacle offre une occasion en or au Spectateur de se connecter plus ou moins indirectement aux bonheurs et contraintes qu’un tel spectacle doit causer par moments, comme de couper une scène qui pourrait s’avérer ou bien trop coûteuse ou dangereuse, ou encore en rallonger une à qui il manquait ce petit quelque chose qui fera toute la différence au niveau de l’émotion. Parce que de l’émotion, ce n’est pas ce qui manquait en ce soir du 3 mai 2017 dans la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec.


Pour découvrir comment travaillent les deux complices, il y a cet intéressant documentaire qu’Eliot Laprise a réalisé en sept chapitres, nécessaires. Il informe du processus de création qui a précédé l’aboutissement de VENIR AU MONDE. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre le troisième opus pour… MOURIR. On espère au plus tard dans trois ans…









LES COMÉDIENS ET LES COMÉDIENNES

Anne-Marie Olivier, la comédienne, qu’il nous faisait grand plaisir de revoir sur les planches, tapait dans le mille, assez durement parfois, surtout sur son ventre plein à ras-bord d’une vie dont elle ne voulait pas à cause de la façon dont la procréation « mal assistée » d’un viol avait été conçu. Un moment difficile pour les spectateurs et non pas moins pour celle qui prendra le blâme de la fatalité qui s’en suivra…Si elle avait pris la pilule...


Charles-Étienne Beaulne, qui élargit sans cesse son jeu dans un répertoire avec des rôles disons plus matures pour ne pas écrire sérieux, des personnages qui, avouons-le, lui font explorer des territoires aussi vastes que vierges où il semble prendre grand plaisir à escarper les rochers lointains tout en piétinant les fleurs des parterres voisins. De le voir danser énergiquement avec sa femme joyeusement enceinte pour ensuite se faire éclabousser du sang maternel et mortel sur son pantalon a eu de quoi nous faire passer de la joie à la peine en deux temps trois mouvements…


Alexandrine Warren, qui le secondait à merveille dans cette scène aussi ravissante que saisissante, a comme d’habitude offert une prestation des plus justes et naturelles, notamment dans une autre scène de l’un des nombreux accouchements, celui avec le cri de la douleur sans péridurale

Venir au monde
Ouvrir les yeux, tendre les bras
Que chaque fois
Soit la première tant qu’il faudra
Se mettre au monde
À chaque jour, à chaque instant
Pour simplement
Redevenir son propre enfant

Sylvain Lelièvre


VERS L’AVENIR
Illustration: L.Langlois

Érika Gagnon et Marco Poulin, totalement engagés dans tous les rôles qu’ils ont eu à camper sur les lieux de cet accident vraiment peu banal: un orignal agonisant et encombrant sur le toit de la voiture d’une femme enceinte jusqu’aux yeux, ont offert une performance débordante de bienveillance tout en se chicotant avec le syndicat de la forêt ensanglantée. Et que dire de cette mère porteuse de joie débonnaire qui est à préparer une fête pour le club de balle que dirige son conjoint et qui perd soudainement ses eaux pour s’attabler à vivre un accouchement des plus loufoques ? Que ses jeunes enfants, ô doués et merveilleux comédiens, étaient drôles à se tordre, et que cette scène aura détendu toutes les autres qui étaient plus dramatiques.


Lou-Adriane Cassidy, qui incarne à merveille cette jeune femme, possède une voix qui résonne jusque dans les oreillettes du cœur. MOMMY DADDY, cette émouvante chanson composée par Marc Gélinas et Gilles Richer, que Pauline Julien avait immortalisée, est ici reprise en compagnie du sublime pianiste Vincent Gagnon.Un très beau moment empreint de simplicité et de profondeur. La deuxième version est celle qu'elle fait en compagnie de sa mère, Paule-Andrée Cassidy.



Christian Michaud, touchant et magistral comme à l’accoutumée, particulièrement lors de ce dialogue à couper le souffle, celui d’un père et d’une mère qui débranchent l’appareil qui maintient en vie leur petit cœur et qui assistent au déploiement de la naissance du miracle de la vie, celle pour laquelle il vaut la peine et la douleur de se battre…quelques fois…


Maryse Lapierre, premier témoin oculaire de cet accident grave et rare, apporte à tous ces témoignages-vérité, recueillis par les créateurs de cette fulgurante conception théâtrale, une monumentale leçon de solidarité et d’humanisme. Sa persévérance à vouloir sauver les deux vies coincées dans le cockpit de leur vaisseau presque fantôme fera naître au sein de ce groupe d’intervenants aux histoires tricotées serrées, l"élan" primordial pour l’entraide exigée et exigeante que cela prend pour accomplir une finale exaltante et plus-que-parfaite.


VENIR AU MONDE, comme personne d’autre que soi
VENIR AU MONDE, uniquement pour s’en aller mourir
VENIR AU MONDE, en virant son visage du bon bord
VENIR AU MONDE, en lui criant à tue-tête : me voici !

Tant qu’il y aura des nous-je là-dedans
Tant que la vie s’implantera à tout vent
Tant qu’il y aura des hommes dans les femmes savantes
Tant que leurs eaux salées inonderont leurs ventres
Il y aura de ces histoires uniques et vraies qui vous hantent

elquidam 


Merci à Anne-Marie Olivier pour ce texte qui nous la révèle encore plus puissante et à son acolyte précieuse Véronique Côté pour cette autre bouleversante  mise en scène. Après leur éblouissant FAIRE L’AMOUR, on ne pouvait espérer mieux pour ce deuxième chapitre. Merci à Josué Beaucage pour sa musique absolument renversante et souveraine. Merci à Stéphane Bourgeois pour ses divines photos du spectacle, photos que j’aime emprunter pour illustrer mes textes qui quelques fois n’en finissent plus de finir…


Les voici: 


VENIR AU MONDE

CONCEPTION

Scénographie : Ariane Sauvé
Éclairages : Jean-François Labbé
Musique : Josué Beaucage
Costumes : Karine Mecteau-Bouchard
Assistance à la mise en scène : Katia Talbot


Le bonheur est juste autour du virage

Say girl, you look a little restless.
Well you ought to come with me `cause I`m going where the fun is.
Don`t get lazy now, just a little bit up the road, just around the bend.
There`s something going round inside my head.
I think it`s something I need, Something unreal.
And so I see my world is upside down
but there is nothing to fear,
my vision is clear.
All my roads lead nowhere,
what lies at the end,
Reach your destination
`cause what you find is your love bird.
IT’S YOUR BIRTH STARTED AGAIN
So get up
get it on
try it again
try it again girl
get up
happiness is just round the bend yeah