lundi 9 avril 2012

LA DATE: Loft story ou la révélation au dedans du réel



If I could find a souvenir
Just to prove the world was here
And here is a red balloon
I think of you and let it go




Une mise en scène d’ Alexandre Fecteau, (L'ÉTAPE, CHANGING ROOMS), interprétée par cinq super comicotragédiens : LA DATE, du Collectif NOUS SOMMES ICI, présentée chez PREMIER ACTE : du réel, du juteux, de l’impro. De quoi crever les écrans !


L’ambiance chaleureuse qui régnait dans la salle aménagée en loft a fait lever les rires à gorges déployées, bière et vin à la main. Les images des écrans géants, pour y « voyer » de plus près l’intimité des toilettes pour femmes, nous ont permis de sniffer en gang les reliquats sulfureux de ces soirées bien arrosées passées entre amis. La table était mise pour que nous soyons tous et toutes bien servi(e)s par les anecdotes de date plus ou moins salées de Jean-Michel, Alexandre, Maxime, Sophie et Frédérique, avec en prime, Marie-Ève, la spectatrice élue pour ce soir-là, qui s’est fort bien intégrée au jeu improvisé des comédiens. Du nanan !

La trentaine : cet âge incertain aujourd’hui à mi-chemin entre les dernières frivolités d’une jeunesse qui n’en finit plus de finir et la future maturité des probables ou improbables maternités, celui où l’on franchit, ou non, les portes ouvertes d’un monde dit adulte. Ici, dans le loft bien aménagé de LA DATE, nous sommes passés au travers de la porte-moustiquaire des grandes chaleurs, nous avons franchi les murs mitoyens d’une (in) certaine réalité. Toutes ces histoires de rendez-vous ratés, d’aveuglés cravachés, d’amours périlleux, de fous alliés dangereux, d’intrigués de bas-étage, tout ce qui passe ou casse, rien ne valait mieux que cette soirée passée entre les bras de ces cœurs aux parcours plus ou moins accidentés.


Courtoisie: Premier Acte

Le théâtre dit documentaire agit différemment sur le Spectateur, il le remue autrement. En lui envoyant ses baisers, ses claques ou ses baffes, il lui donne envie d’aller plus loin que le bout de son siège, ou de sa langue.  En le provocant volontairement, il le met lui aussi en danger.  À un moment donné, on a vraiment cru que la pièce était pour se terminer drette là. Lorsque le malaise de Frédérique a fait surgir un silence qui enterrerait les morts, un certain malaise a parcouru le long de nos échines adossées aux sièges des estrades et des divers divans du loft. Nous étions LÀ, en même temps qu'elle et que toute cette bande de (dé) bandés. Même Tim Curry y était ;-).





De voir rire les Ismène, Antigone, Laurie, Frankenstein et cie n’a fait qu’agrémenter cette soirée haute en couleur…et en talons hauts ! Au sortir de la pièce, une fascinante exaltation rayonnait sur les visages plus et moins jeunes de l’assistance, elle songeait sans doute au prochain voyage que NOUS SOMMES ICI lui paierait pour l'emmener un peu plus loin, peut-être ailleurs...




LA DATE

PRODUCTION: NOUS SOMMES ICI
TEXTE: COLLECTIF D'AUTEURS
MISE EN SCÈNE: ALEXANDRE FECTEAU
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE: JOCELYN PARÉ
SCÉNOGRAPHIE: CYBEL ST-PIERRE
CONCEPTION LUMIÈRE: JÉRÔME HUOT
DIRECTION TECHNIQUE: FRANÇOIS LECLERC
COLLABORATEUR: FABIEN CLOUTIER
INTERPRÉTATION: FRÉDÉRIQUE BRADET, JEAN-MICHEL DÉRY, ALEXANDRE FECTEAU, MAXIME ROBIN, SOPHIE THIBEAULT


PHOTOS






Back at base, bugs in the software
Flash the message, "Some thing's out there"
Floating in the summer sky
Ninety-nine red balloons go by





1 commentaire:

  1. Alexandre Fecteau via facebook

    11 avril

    Merci pour ce beau texte !

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