mercredi 6 octobre 2010

Dans la lumière mort dorée de Limoilou



Nous sommes en ville, en plein coeur de l'arrondissement de Limoilou, et pourtant on pourrait bien se croire en plein coeur d'une forêt quelconque du centre du Québec. La journée du 5 octobre 2010 en demeurera une gravée dans ma mémoire longtemps. On ne pouvait espérer mieux pour cette promenade au Domaine Maizerets. La température étant idéale, le ciel bleu pur et le soleil avenant, ce fût à nouveau la joie d'être réunies ensemble M. et moi, avant un autre grand départ pour son Afrique. C'est Elle qui est en dessous de tous ces mots/photos que je suis entrain d'essayer de dépeindre. En ce moment, à Québec, les couleurs automnales sont à leur maximum de beauté, et même si le bleu nordique était très à la mode en fin de semaine passée sur les Plaines de ce cher Abraham Martin, on peut écrire que celles d'hier après-midi, rouge et or-anges brûlés, nous ont considérablement bien rempli la rétine.

Mariama sur la passerelle

De nombreux canards (illimités) se promènent sur les divers plans d'eaux du domaine, ils font inlassablement le tour du propriétaire. Ils semblent faire bon ménage avec les divers volatiles de cette nature urbaine. S'il n'y avait pas l'autoroute 40 qui la longe, on pourrait vraiment se croire en pleine forêt de campagne.




Beaucoup de marcheurs: des couples, des solitaires, de jeunes enfants avec leurs parents, des amis. Les gens que M. et moi avons rencontrés, et avec qui nous avons tenu des conversations simples mais intéressantes, nous ont paru fort détendus, mais comment ne le seraient-ils pas, avec toute cette beauté d'octobre étalée devant leurs yeux en vacances ?





Ici, une mésange albinos flottant sur un morceau de bois dans le marais; apparement que c'est rare. En tout cas, c'était la première fois que nous avions l'occasion d'en croiser une M. et moi. Peut-être que c'est chanceux, qui sait ? Des visiteurs avaient laissé des graines sur le bras du garde-fou, elle allait et venait sans cesse, mais ayant tout de même un peu peur de nous.


Et lui, le gros gris, qui n'a pas peur une miette de la race humaine, gavé qu'il est par elle, il avait l'air parfaitement à son aise parmi SES arbres, géants pleureurs qui s'endormiront pour l'hiver, géants qui composent naturellement ce grand poumon de bois, incubateur de vies à venir. Il faudra revenir au printemps...

Les mains de M., celle de la petite Alice

Au marais, la Rencontre magique avec la petite Alice. Sa mère lui faisait pincer le ventre d'une plante que l'on ne connaissait pas, elle l'appelait pétard, silene cucubalus. Chaque éclatement engendrait un rire on ne peut plus clair et joyeux, celui d'une petite fille tout habillée de rose et heureuse de faire péter... un pétard. Le Domaine Maizerets, un vrai pays de merveilles, il faudra y revenir plus souvent, et peut-être qu'on y apercevra quelques lapins abandonnés cette fois.



Photos: L.L.

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